QUELQUES
CONCEPTS SUR L'INFORMATIQUE ET INTERNET

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1 - Qu'est-ce qu'un microprocesseur ?
Le microprocesseur (ou simplement processeur) est le moteur de l'ordinateur. Un
moteur qui utilise de l'électricité comme carburant et dont le rôle est
d'effectuer des calculs et d'ordonner (d'où le mot ordinateur ) le flux des
données qui lui parviennent de la mémoire vive. Ce flux lui arrive par la
carte mère, sur laquelle il est fixé au moyen de pattes, par un support appelé
socket (de forme carrée) ou slot (de forme oblongue). Il se compose de dizaines
de millions de mini-interrupteurs appelés transistors.
2 - De quoi est fait un microprocesseur ?
Le microprocesseur est fait de plusieurs couches superposées de silicium, un
matériau qui ne risque pas de manquer puisqu'il est tiré du sable (celui des
plages et des déserts). Ce sable subit un processus industriel qui le fait
passer à l'état cristallin. Il est ensuite " dopé " par l'ajout de
certaines impuretés : il devient alors semi-conducteur, c'est-à-dire qu'il est
plus ou moins conducteur en fonction du courant électrique qu'il reçoit. C'est
cette propriété qui permet de produire les transistors qui le composent. Selon
la tension électrique qu'ils reçoivent, ils se mettent en fonction ou hors
fonction, ces deux états correspondant aux bits qui forment le langage binaire
des ordinateurs.
3 - Quelle différence y a-t-il entre un processeur Intel et un AMD ?
Les processeurs de ces deux constructeurs sont à peu près similaires et
permettent d'exploiter les mêmes logiciels. Les processeurs AMD ont toutefois
tendance à chauffer un peu plus que les puces d'Intel et nécessitent donc un
bon système de refroidissement. Mais à performances égales, les processeurs
d'AMD sont en général moins chers que ceux d'Intel.
4 - Un bit, qu'est-ce que c'est ?
Un bit, abréviation de Binary Digit (en français "chiffre binaire"),
est une unité élémentaire d'information qui ne peut prendre que deux valeurs,
représentées par "0" et "1".Le processeur effectue tous
ses calculs uniquement avec ces deux chiffres.
5 - Comment le processeur calcule-t-il en binaire ?
Il procède par codage. En couplant deux bits (qui peuvent valoir chacun "
1 " ou " 0 "), il peut les regrouper pour coder quatre nombres
(11 - 00 - 10 - 01), c'est-à-dire 2 x 2, soit 2 2 . Avec trois bits, il passe
à huit nombres (000 - 001 - 010 - 100 - 110 - 011 - 101 - 111), c'est-à-dire 2
x 2 x 2, soit 2 3 . En poursuivant le même raisonnement, si le processeur
calcule en octets (huit bits), il a 28 possibilités de nombres, soit 256. Les
processeurs actuels peuvent coder par paquets de 32 bits, ce qui leur permet de
traiter les nombres de 0 à 4 294 967 295 (2 32 ). Il existe aussi des
processeurs 64 bits, réservés pour l'instant aux professionnels.
6 - Combien y a-t-il de kilo-octets dans un mégaoctet ?
En informatique, l'unité de mesure de base est l'octet. Il y a 1 024 octets
dans un Ko et donc 1 024 Ko dans 1 Mo.
7 - Pourquoi parle-t-on en octets ?
Les premiers processeurs ne pouvaient traiter qu'un bit à la fois, puis, au fur
et à mesure, ils ont été capables de traiter en même temps deux, quatre,
puis huit bits, c'est-à-dire un octet. Par la suite, alors que les processeurs
continuaient à augmenter leur puissance de calcul, l'habitude de regrouper les
bits en octets a survécu.
8 - Quelle est la différence entre "bit" et "byte" ?
Byte (prononcez baïte ) est le mot anglais pour "octet". Il est aussi
employé pour les multiples d'octets : un mégaoctet (Mo) se dit ainsi MegaByte
(MB). En français, bit et byte paraissent homonymes, ce qui provoque souvent
une confusion.
9 - Le processeur ne sert donc que de calculateur ?
C'est le plus gros de son travail ( computer signifie "calculateur"),
mais il est aussi capable d'exécuter directement des instructions codées qui réalisent
des calculs complexes prédéterminés. Cela facilite le travail des
programmeurs qui n'ont qu'à faire appel à ces instructions pour que ces
calculs s'effectuent automatiquement
10 - La fréquence en MHz, qu'est-ce que cela veut dire au juste ?
Les calculs sont effectués par le processeur à une vitesse (ou fréquence) qui
est rythmée par un quartz soumis à une excitation électrique. Chaque fois que
le quartz vibre, le processeur exécute une opération élémentaire. La fréquence
se mesure en hertz (Hz) : un Hz est égal à un cycle par seconde, un cycle
correspondant à un battement du quartz. Ainsi un processeur qui travaille à
une fréquence d'un gigahertz (GHz) effectue un milliard d'opérations par
seconde ! Le quartz qui détermine la fréquence ne se trouve pas dans le
processeur, mais sur la carte mère.
11 - Pourquoi les processeurs ont-ils des fréquences différentes ?
Plus la fréquence est élevée, plus le processeur chauffe (d'où la présence
des ventilateurs qui les refroidissent). Cet échauffement dépend directement
de la taille des transistors qui le composent. Plus ils sont petits, moins la
tension électrique dont ils ont besoin pour fonctionner est élevée et moins
ils chauffent, ce qui permet d'élever la fréquence. Or, au fur et à mesure
des progrès du procédé de fabrication des processeurs, qui fait appel à une
" finesse de gravure ", la taille des transistors diminue. Au début
de 2001, la dimension des transistors était de 0,18 micron (millionième de mètre),
ce qui leur a permis d'atteindre une fréquence de 2 GHz. En cours d'année,
cette dimension est passée à 0,13 micron et leur fréquence a dépassé les 2
GHz.
Chaque nouvelle avancée dans la finesse de gravure ne se traduit pas par une
seule fréquence, mais par une plage de fréquences : celles-ci augmentent peu
à peu au fur et à mesure des " calages " auxquels on procède dans
les usines de fabrication. Les processeurs " gravés en 0,13 ", quand
ils seront à leur maximum, dépasseront les 3 GHz. Et ce n'est pas fini : les
ingénieurs d'Intel ont déjà fabriqué (en laboratoire) un processeur gravé
en 0,02 micron ! Plus la gravure est fine, plus le processeur est petit et plus
on augmente sa fréquence.
12 - Les processeurs des micros portables sont-ils les mêmes que ceux des
micros de bureau ?
Non. Ils portent d'ailleurs une appellation différente, Pentium III Mobile ou
Mobile AMD Athlon par exemple, même s'ils se ressemblent physiquement. Leur fréquence
de fonctionnement est également moindre : 1,2 GHz au maximum contre 2,2 GHz.
13 - Qu'est-ce que la carte mère ?
La carte mère (en anglais motherboard ) est une grande carte électronique
parcourue de circuits, sur laquelle sont fixés le processeur, la mémoire et
d'autres composants électroniques (chipset, bios, etc.). Elle dispose en outre
d'une série de connecteurs où se branchent les éléments extérieurs (disque
dur, écran, clavier, etc.). C'est elle, enfin, qui abrite le quartz qui rythme
le travail du processeur.
14 - Comment les données circulent-elles entre les divers éléments de la
carte mère ?
Par l'intermédiaire du bus, terme trompeur désignant globalement les fils soudés
sur la carte mère qui relient les éléments entre eux. Les données y
transitent par paquets de 32 bits simultanément, sur 32 fils soudés en parallèle.
Un quartz (différent de celui qui donne la vitesse au processeur) détermine la
fréquence de ce bus, chaque vibration correspondant à l'envoi d'une nouvelle série
de 32 bits. Cette fréquence est fixée par un circuit de base, appelé bus système,
qui relie le processeur à la mémoire. Ce bus système varie selon le FSB
(Front Side Bus) du processeur, porte d'accès qui fixe la fréquence de
transfert avec la mémoire : entre 66 MHz et 400 MHz actuellement. A ce bus système
viennent se greffer d'autres bus, par lesquels transitent les données vers les
connecteurs où sont branchés les périphériques (disque dur, graveur, carte
graphique, etc.).
15 - Quel est le rôle du chipset ?
Le chipset est un composant électronique (souvent réparti sur plusieurs puces)
soudé sur la carte mère, qui a en charge la gestion de la mémoire et des entrées-sorties
de l'ordinateur, en fonction du processeur. Il régule ainsi la circulation des
données entre la carte mère et les autres composants de l'ordinateur. Certains
d'entre eux traitent directement l'affichage à l'écran, tâche normalement dévolue
à la carte graphique.
16 - Faut-il un chipset différent pour chaque processeur ?
Oui. Chaque type de processeur est accompagné d'un (ou plusieurs) chipset(s),
incompatible(s) avec les autres types de processeurs. Ainsi, un chipset pour
processeur AMD ne peut pas gérer un processeur Intel, et vice versa. Par
ailleurs, dans chaque famille, le chipset est différent selon la fréquence du
bus système (un Athlon avec bus système 266 MHz ne peut pas fonctionner avec
un chipset pour Athlon avec bus système 100 MHz, par exemple). Le chipset,
enfin, doit être adapté au type de mémoire qui équipe l'ordinateur (SDRam,
SDRam-DDR ou RDRam).
17 - Après avoir connecté un matériel à la prise USB, Windows le détecte
mais il est impossible de le faire fonctionner. Pourquoi ?
Le problème peut provenir du matériel. Mais aussi du bios (programme qui
amorce le PC et contrôle les différents composants) : il est possible que la
prise en charge de l'USB ne soit pas activée. A vous de parcourir les options
du bios et de la mettre en service.
18 - Peut-on utiliser un périphérique USB pour Mac sur un PC ?
La norme USB est universelle : n'importe quel périphérique USB peut être relié
à n'importe quel ordinateur pourvu d'un connecteur USB, qu'il s'agisse d'un PC,
d'un Mac, ou d'un serveur Unix. Mais il faut aussi disposer pour ce périphérique
d'un pilote adapté à chaque système d'exploitation (Windows, Mac OS). Sinon,
il sera inutilisable.
19 - Le Bios est-il un programme ou un composant ?
Les deux : le mot bios ( Basic Input/Output System ) désigne à la fois un
composant enfiché (ou soudé) sur la carte mère et le programme qu'il
contient. Ce composant est une Eeprom ( Electrically Erasable Programmable
Read-Only Memory ) , un type de mémoire qui conserve les informations même
quand l'ordinateur est éteint, mais dont le contenu peut être modifié par des
impulsions électriques ("flashage"). Le bios est le premier composant
à entrer en action au démarrage du PC.
20 - Justement, que se passe-t-il au démarrage du PC ?
Le programme du bios entre en action dès le démarrage du PC et en vérifie le
bon fonctionnement. Pour ce faire, après avoir testé le processeur, il vérifie
le contenu d'un autre composant, appelé CMOS (Complementary Metal Oxide
Semi-conductor) , une petite mémoire vive qui contient les informations de base
concernant le PC (entre autres, le type du disque dur). Pour que ces
informations soient conservées après l'extinction du PC, le CMOS est alimenté
par une pile ou une batterie. Le bios vérifie ensuite les éléments physiques
du PC (clavier, disque dur, mémoire, etc.) en fonction de ces informations. Une
fois l'opération terminée, il passe la main au système d'exploitation
(Windows, en général) qui se trouve sur le disque dur.
21 - Quel est le rôle de la mémoire vive ?
La mémoire vive sert à stocker les données (toujours des "0" et des
"1") qui proviennent du disque dur (ou d'un CD, ou d'un périphérique
externe) avant d'être transférées vers le processeur pour être traitées, et
vice versa.
22 - La mémoire virtuelle est-elle une mémoire vive ?
A proprement parler, la mémoire virtuelle n'est pas véritablement de la mémoire
vive. C'est un espace généré sur le disque dur de la machine qui simule de la
mémoire vive afin de rendre possible l'usage de fichiers importants.
23 - La mémoire vive, qu'est-ce que c'est au juste, physiquement ?
Elle est constituée d'une multitude de petits condensateurs qui stockent des
charges électriques. Quand un condensateur est chargé, il est considéré
comme valant "1" et il vaut "0" dans le cas contraire.
Chaque condensateur représente un bit. Mais les condensateurs ont la fâcheuse
propriété de se décharger. Il faut donc constamment les recharger électriquement
(on dit " rafraîchir "). C'est la raison pour laquelle, dès qu'on éteint
l'ordinateur, tout ce que contient la mémoire disparaît.
24 - Comment fait l'ordinateur pour inscrire et récupérer les données en mémoire
?
Chaque condensateur qui compose la mémoire est couplé à un transistor qui
permet de récupérer l'information (0 ou 1) qu'il contient. Tous ces
transistors sont rangés dans une " matrice ", composée de lignes et
de colonnes (comme un tableau Excel).
25 - Quels sont les différents types de mémoire ?
La SDRam (Synchronous Dynamic Random Access Memory) , apparue en 1997, équipe
la plupart des ordinateurs actuels. Elle est synchronisée avec le bus système
(66, 100 ou 133 MHz). La SDRam-DDR (Double Data Rate) envoie deux informations
par cycle, ce qui lui permet d'atteindre 200 ou 266 MHz. La RDRam (Rambus DRam)
permet de transférer les données à une cadence qui peut atteindre 800 MHz.
Comme la SDRam, ce type de mémoire est synchronisé avec le bus système, mais,
contrairement aux autres mémoires, qui transmettent 32 bits simultanément,
elle est limitée à 16 bits.
26 - Que cache la mémoire cache ?
Malgré son nom, elle ne cache rien ! Au contraire, elle permet au processeur de
se "souvenir" des opérations déjà effectuées. En effet, elle
stocke les opérations réalisées par le processeur, afin qu'il ne perde pas de
temps à recalculer des choses qu'il a déjà faites. Autrefois située sur la
carte mère, elle est désormais à l'intérieur même du processeur. On
distingue deux niveaux de cache, primaire (plus rapide) et secondaire.
27 - Combien de " périphériques internes " (cartes d'extension,
disques durs, etc.) peut-on brancher sur un PC ?
Les cartes mères modernes disposent de deux connecteurs IDE. Ils autorisent
chacun le branchement de deux disques durs et/ou lecteurs/graveurs de
CD-Rom/DVD-Rom, soit quatre éléments. Ajoutez à cela le lecteur de disquettes
et une carte par emplacement ISA, PCI et AGP disponible (leur nombre varie selon
les cartes mères), et on obtient le nombre maximal théorique de périphériques
internes connectables. Théorique seulement, car certaines cartes d'extension
autorisent le branchement d'éléments supplémentaires (cartes contrôleur IDE
ou SCSI).
Attention cependant, car le boîtier du PC dispose d'un nombre d'emplacements
limité, et l'alimentation électrique risque d'être insuffisante pour faire
fonctionner tout ce matériel.
28 - Dans un PC, que signifient les termes " maître " et "
esclave " ?
Il s'agit simplement d'un moyen de distinguer deux périphériques (disque dur,
lecteur de CD, etc.) branchés sur un même connecteur IDE. Au démarrage,
lorsque le bios recherche les disques IDE présents dans le PC, le disque maître
est détecté avant l'esclave. Dans Windows, cela se traduit par l'assignation
au maître d'une lettre de lecteur précédant celle de l'esclave (par exemple,
C pour le maître et D pour l'esclave).
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B
- Tout sur le stockage des données |
29 - Quel est le rôle du disque dur ?
Le disque dur conserve, sous forme binaire, les programmes (logiciels) et les
fichiers copiés, téléchargés ou créés sur le micro. Il abrite notamment le
système d'exploitation qui permet de communiquer avec l'ordinateur, et les
pilotes des périphériques (écran, graveur, imprimante, etc.).
30 - Comment les données sont-elles inscrites sur un disque dur ?
Le disque dur est constitué d'un ou plusieurs disques rigides (ou plateaux)
empilés, qui tournent très rapidement autour d'un axe central dans le sens
inverse des aiguilles d'une montre. Ces disques sont recouverts d'une couche
magnétique sur chaque face. Des " têtes " disposées en râteau de
part et d'autre de chaque plateau, balayent latéralement chaque disque à la
manière du bras qui sert à lire les disques vinyles sur une platine. Mais ces
têtes, qui sont des électroaimants, ne touchent pas les disques ; elles les
survolent en rase-mottes (à environ un micron de distance).
Pour écrire des données, elles créent des champs magnétiques, positifs ou négatifs
(1 ou 0), en polarisant de minuscules zones de la surface. Matériellement, les
minuscules ferrites qui composent la couche magnétique s'orientent dans une
direction, ou ne bougent pas. Lors de la lecture, les changements de polarité
induisent un courant dans la tête. Ce courant est ensuite transformé en 0 et
en 1 par un convertisseur analogique-numérique.
31 - Qu'est-ce qu'une partition ?
Il s'agit d'un découpage virtuel d'un disque dur en plusieurs parties qui
fonctionnent alors chacune comme un disque dur indépendant. Il n'y a pas si
longtemps, partitionner les gros disques durs était obligatoire, le bios du PC
ne sachant pas gérer les disques de plus de 32 Go. Cette limitation est
aujourd'hui levée sur la plupart des PC modernes, et le partionnement n'a plus
qu'une utilité pratique : il permet, par exemple, de mieux ranger ses données,
en réservant une partition au système d'exploitation, une deuxième aux jeux,
et une troisième aux fichiers personnels.
32 - Est-il possible d'installer un gros disque dur sur un ancien PC ?
Oui et non. Les bios des micros un peu anciens ne savent pas gérer les disques
durs de plus de 32 Go. Toutefois, les constructeurs de disques durs de taille
supérieure fournissent souvent une disquette avec leur produit. On y trouve un
programme qui modifie le bios et permet, normalement, d'exploiter le disque dur,
même sur un PC un peu ancien.
33 - Comment les disques durs peuvent-ils avoir des capacités différentes ?
La capacité de stockage d'un disque dur dépend en premier lieu du nombre de
plateaux dont il se compose (entre 1 et 10), mais aussi de la " densité
surfacique " de chaque plateau. Cette densité correspond à la quantité
de données que peut contenir la surface - qui peut être augmentée grâce à
une meilleure application de la couche magnétique et à une plus grande précision
des têtes de lecture. Elle se mesure en gigabits par pouce carré. Comme cette
mesure n'est pas très suggestive, on parle plus couramment en gigaoctets par
plateau. La densité actuelle des disques se situe entre 7 et 40 Go par plateau
(20 Go par face).
34 - Un disque dur de 40 Go contient-il vraiment 40 Go exploitables ?
Pour les constructeurs, un disque de 40 Go fait 4 000 Mo, alors qu'il devrait
faire 4096 Mo si on s'en tient à l'unité informatique (1 Ko = 1024 octets). En
conséquence, un disque dur ne fait jamais la taille réellement annoncée par
son constructeur, il s'en rapproche seulement. Dans tous les cas, le
constructeur va arrondir. En outre, il faut savoir qu'une fois que le disque dur
est formaté, sa capacité va diminuer car Windows prend aussi de la place pour
créer un index qui lui permettra de savoir où sont placés les fichiers sur le
disque.
35 - Quel est le rôle du défragmenteur ?
A force d'enregistrer et de supprimer des fichiers, le disque dur devient une
espèce de gruyère : des bouts de fichiers s'inscrivent n'importe où (en réalité
là où il reste de la place libre), ce qui oblige les têtes de lecture du
disque à se déplacer plus fréquemment. C'est ici qu'intervient le défragmenteur,
un utilitaire de Windows qui réarrange le contenu du disque dur de façon à
reconstituer les fichiers à partir des bouts éparpillés. Ainsi, le disque
redevient plus rapide.
36 - A quoi tient la vitesse de transmission des données des disques durs ?
Elle dépend d'abord de certaines qualités physiques du disque. Plus les
plateaux qui le composent tournent vite, plus les têtes peuvent écrire (ou
lire) vite. Cela se traduit par une vitesse de rotation, mesurée en tours par
minute (en anglais Rotations per minute ou RPM). Les ordinateurs familiaux sont
équipés de disques à 5 400 ou 7 200 tr/min. Mais on trouve encore de vieux
disques durs à 4 500 tr/min, et aussi des disques très rapides à 10 000
tr/min, que leur prix élevé réserve aux ordinateurs professionnels.
D'autres facteurs de moindre importance entrent en jeu, tels que le temps d'accès
moyen qui mesure, en millisecondes, le temps que met le disque à envoyer les
données, à partir du moment où il reçoit l'ordre de les fournir. Enfin, la
vitesse de transfert dépend aussi et surtout du contrôleur Ultra-DMA qui gère
le connecteur IDE.
37 - Et à quoi sert l'Ultra-DMA ?
DMA signifie Direct Memory Access (accès direct à la mémoire). Les données
qui vont vers le disque dur proviennent de la mémoire vive (et vice versa) en
empruntant un canal direct. Ultra-DMA désigne en fait un circuit plus rapide
que le DMA d'origine, limité à 16,6 Mo par seconde. Les données sont
transmises à une vitesse théorique de 33 Mo/s si la carte mère est équipée
d'un circuit Ultra-DMA 33, de 66 Mo/s pour l'Ultra-DMA 66, de 100 Mo/s pour
l'interface Ultra-ATA 100, etc.
Une condition : le disque dur doit être compatible avec la même norme
Ultra-DMA. En cas de différence, c'est le plus lent qui l'emporte.
38 - Qu'est-ce que le connecteur IDE ?
Le connecteur IDE (Intelligent Drive Electronics), le plus souvent de couleur
blanche, est généralement présent en double exemplaire sur la carte mère.
Ces deux connecteurs sont alors numérotés 01 et 02 ou IDE1 et IDE2. Chacun
d'entre eux est régi par un dispositif électronique, nommé contrôleur, qui
permet d'installer deux disques (disques durs, lecteurs et graveurs de CD ou de
DVD) dont l'un (le maître) est prioritaire par rapport à l'autre (l'esclave).
Au total, il est donc possible d'installer quatre disques sur un ordinateur. Un
large câble, appelé " nappe ", relie le connecteur IDE à un (ou
deux) disques. Le disque maître est alors à brancher au bout du câble, et le
disque esclave sur un connecteur situé au centre du câble.
39 - Y a-t-il une différence entre Ultra-ATA et Ultra-DMA ?
Les deux appellations sont synonymes : Ultra-ATA ( Ultra Advanced Technology
Attachment ) est le nom officiel de la norme Ultra-DMA.
40 - Pourquoi le disque dur est-il relié directement à la mémoire vive ?
En mode écriture, cela évite de passer par le microprocesseur qui, une fois
qu'il a donné l'ordre de transfert entre la mémoire et le disque dur, peut
laisser agir ce circuit direct et se consacrer à ses calculs. En mode lecture,
la mémoire vive sert d'espace de stockage temporaire. Les données qu'elle
contient seront envoyées vers leur destination (le processeur, l'imprimante,
etc.) de façon plus rapide et plus fluide que si elles provenaient directement
du disque dur.
Ce disque dur présente quatre plateaux. Les têtes sont disposées en râteau
pour enregistrer ou lire les données.
41 - Comment les données sont-elle lues sur un CD-Rom ?
Les disques compacts, pressés à partir d'une matrice, sont faits de
polycarbonate (un plastique dur) et parcourus d'un fin sillon qui part du bord
du disque et forme une spirale jusqu'au centre. Au fond du sillon se trouve une
suite de creux, appelés microcuvettes, séparés par des bosses. L'autre face
du disque est recouverte d'une feuille d'aluminium. Lorsque vous mettez le CD
dans le lecteur, ce dernier émet un faisceau laser qui est réfléchi par la
couche d'aluminium vers une diode qui analyse la lumière renvoyée.
Quand le disque tourne, le passage d'un creux à une bosse fait dévier la lumière,
la diode ne reçoit plus son reflet et le traduit par un "1". Le reste
du temps, la valeur est "0". Cette suite de chiffres est transmise
vers la mémoire du micro.
42 - Que signifient les X des lecteurs de CD-Rom ?
Les lecteurs de CD sont étalonnés par rapport à une vitesse de lecture
minimale sur les disques, dite 1X, qui correspond à un taux de transfert de 150
Ko par seconde : un lecteur 48X a un taux théorique de 7 200 Ko/s (150 x 48),
soit un peu plus de 7 Mo/s.
43 - Comment les données d'un CD sont-elles transmises ?
En passant par le connecteur IDE auquel est relié le lecteur. Via le circuit
Ultra DMA, elles aboutissent à la mémoire centrale.
44 - Comment grave-t-on un CD-R ?
La composition des CD-R est à peu près identique à celle des CD pressés,
mais il s'y ajoute, entre la couche métallique et le polycarbonate, une couche
supplémentaire faite d'une substance organique (phthalocyanine ou cyanine)
sensible à la chaleur. Cette nouvelle couche est plane, mais une piste en
spirale est déjà tracée dans le polycarbonate. Le faisceau laser du graveur
n'a plus qu'à suivre cette piste mais, au lieu de creuser des cuvettes, il brûle
le matériau organique à une température d'environ 600 C.
- gravures en relief sur les CD et les DVD
- taches dans un colorant sur les CD-R et DVD-R
- taches effaçables sur les CD-RW et les DVD-RW
45 - Les CD-R peuvent-ils être lus par tous les lecteurs de CD ?
En principe oui, parce que les surfaces brûlées, plus sombres, ne reflètent
plus la lumière. La diode du lecteur, ne recevant plus de lumière en retour,
croit qu'il s'agit d'un creux et le traduit par un "1". Pour le reste,
tout fonctionne comme avec un CD pressé.
46 - Qu'est-ce que la mémoire tampon d'un graveur ?
Un graveur possède une mémoire tampon (" cache ") qui stocke
temporairement les informations à graver pour que l'opération s'effectue sans
à-coups en cas de rupture du flux des données, ce qui ferait échouer la
gravure.
47 - Comment se passe la gravure d'un CD-RW réinscriptible ?
Avec un CD-RW, le principe est à peu près identique qu'avec un CD-R... mais à
l'inverse. La couche qui subit les effets du faisceau laser est constituée d'un
composant chimique qui cristallise au lieu de brûler. Les points cristallisés,
reflétant beaucoup de lumière, sont considérés par le lecteur comme des
bosses. Les parties non cristallisées, ne reflétant que peu de lumière, sont
considérées comme des creux par le lecteur. Mais quelques modèles, anciens ou
usés, incapables de mesurer l'intensité de la lumière réfléchie, ont du mal
à lire les CD-RW.
C'est ce principe de cristallisation qui permet de graver plusieurs fois :
chauffées à nouveau par le laser à une température plus élevée, puis
refroidies, les parties cristallisées reviennent à leur structure d'origine et
l'opération peut recommencer.
48 - Qu'est-ce qu'un DVD ?
Le DVD (Digital Versatile Disk) est une variante du CD. Il a la même taille (12
cm de diamètre et 1 mm d'épaisseur, mais les microcuvettes qui parsèment son
sillon sont plus petites. Leur profondeur est de 0,4 micron, au lieu de 0,84
micron pour les CD, et elles sont espacées de 0,74 micron, au lieu de 1,6
micron. Du coup, sa capacité de stockage passe à 7 Go, contre 650 Mo pour le
CD.
Autre différence, Les DVD peuvent non seulement contenir des données sur les
deux faces, mais aussi deux couches superposées par face, avec, au final, une
capacité théorique de 17 Go.
49 - Comment un DVD double couche peut-il être lu ?
Sous la couche supérieure est étalé un film d'or si fin que l'oeil ne le voit
pas. Mais le faisceau laser du lecteur de DVD, de faible intensité, est bien réfléchi
par cet or. En dessous, la seconde couche est plaquée sur une surface argentée,
bien visible. Pour y lire les informations, il suffit au lecteur de DVD
d'augmenter l'intensité du faisceau laser qui, comme notre oeil, ne voit plus
la couche d'or et passe au travers jusqu'au film d'argent.
50 - Quelle est la différence entre un DVD-Rom et un DVD-Vidéo ?
Sur le plan physique, il n'y en a pas. C'est le même disque compact contenant
une multitude de 0 et de 1 matérialisés par des minicuvettes. Mais sur un
DVD-Vidéo, les données binaires sont agencées pour former des fichiers vidéo
(Mpeg2). Elles peuvent être lues par un ordinateur grâce à un logiciel (ou
une carte) de décompression.
51 - Sur quel ordinateur peut-on lire directement les DVD-Vidéo ?
Il suffit d'un processeur ayant une fréquence minimale de 400 MHz et d'un
logiciel de décompression Mpeg2. Si la fréquence du processeur est inférieure
à 400 MHz, il est toutefois possible d'ajouter dans l'ordinateur une carte de décompression.
C'est elle, alors, grâce à une puce spécialisée, qui effectuera la décompression.
52 - A quelle vitesse un lecteur de DVD-Rom doit-il tourner pour lire les
DVD-Vidéo ?
Les DVD-Vidéo sont lus à la vitesse de 1 X, qui correspond à un taux de
transfert de 1 350 Mo/s (à ne pas confondre avec les X des lecteurs de CD). Les
vitesses plus élevées, qui diminuent les temps de chargement des données, ne
sont utiles que pour lire les DVD-Rom.
53 - Existe-t-il différentes méthodes de compression ?
Le principe général de la compression de fichier est de traiter les données
du fichier de manière à réduire sa taille. Cette opération est utile par
exemple lorsqu'il s'agit d'envoyer un gros fichier par courrier électronique ou
d'en télécharger depuis des sites Web. Mais il existe plusieurs logiciels et
formats de compression. Certains sont plus efficaces que d'autres. Par exemple,
le logiciel WinRar offre un taux de compression meilleur que le célèbre Winzip
(à condition d'utiliser le format Rar).
Il faut également distinguer deux types de compression : non destructive et
destructive. Avec la première, les fichiers une fois décompressés
redeviennent tout à fait identiques aux originaux. C'est le cas des
compressions au format Zip ou Rar. Avec les méthodes destructives, il y a perte
de données lors de compression. C'est le cas du format Jpeg utilisé pour les
images et du format MP3 en musique
54 - Quels sont les éléments d'un appareil photo numérique déterminants
pour la qualité des prises de vue ?
Dans un appareil photo numérique, la pellicule est remplacée par un couple
constitué d'un capteur CCD ( Charged Coupled Device , dispositif à couple de
charge), qui transforme la lumière reçue en informations binaires, et d'une
petite carte mémoire de type SmartMedia, CompactFlash ou Memory Stick pour le
stockage. La qualité des prises de vue dépend principalement de la qualité de
l'optique et de la précision du capteur; celle-ci se mesure en nombre de
pixels. Elle est d'une centaine de milliers ou d'un million pour les appareils
à bon marché et va jusqu'à 3,3 millions, voire 4 millions de pixels pour les
appareils sophistiqués.
Certains constructeurs annoncent parfois une définition de 6 millions de pixels
ou même plus; mais il s'agit dans ce cas d'une valeur obtenue par un procédé
logiciel nommé interpolation, pas du nombre de pixels réels du capteur.
55 - Comment compresser un DVD en DivX afin de le graver sur CD ?
C'est un processus assez complexe, qui est heureusement facilité aujourd'hui
par des logiciels comme EasyDivX, plutôt conviviaux et qui regroupent
l'ensemble des outils nécessaires. Il faut disposer d'un espace libre important
sur le disque dur (au moins 4 Go), et bien sélectionner les bons fichiers vidéo
(le film et non pas les bonus, interviews, bandes-annonces, etc,) et audio
(choix de la langue). Au final, on peut graver le résultat ; en fonction de la
durée du film et des taux de compression choisis, deux voire trois CD peuvent
être nécessaires.
56 - Quel est le principe de la compression en MP3 d'un morceau de musique ?
Le logiciel de compression analyse le signal et détermine les fréquences cachées,
c'est-à-dire non audibles par la majorité des auditeurs car masquées par
d'autres. Il peut ainsi réduire par dix la taille du fichier avec une perte de
qualité minime.
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C
- Comment l'ordinateur communique |
57 - Comment le micro sait-il quelle touche du
clavier a été appuyée ?
Chaque touche correspond à un contact électrique. Lorsqu'on appuie sur une
touche, le circuit électrique se ferme et laisse passer un courant de faible
tension (fourni par l'ordinateur). Le courant parvient à un petit processeur
qui, en le détectant, génère le code qui correspond à la touche appuyée et
l'envoie vers une petite mémoire située dans le clavier.
Le code quitte ensuite le clavier et aboutit au bios qui l'adresse au système
d'exploitation. Ce dernier traduit ce code en un nouveau code universel, le code
Ascii (American Standard Code for Information Interchange), qui associe chaque
touche à une lettre ou à une fonction.
58 - Comment la souris transmet-elle ses déplacements ?
Une souris traditionnelle comporte une boule sur laquelle tournent deux
rouleaux. Ils comportent chacun un disque cranté qui tourne entre une
photodiode et une LED (diode électroluminescente) laissant passer la lumière
par séquences. Lorsque la lumière passe, la diode renvoie un "1",
lorsqu'elle rencontre un obstacle, la photodiode renvoie un "0".
C'est à l'aide de ces informations que l'ordinateur peut connaître les déplacements
(et la position) du curseur. Les nouvelles souris optiques fonctionnent selon un
principe similaire, mais les mouvements sont détectés par une petite caméra.
59 - A quelle prise vaut-il mieux brancher
une souris ?
Si vous avez le choix, préférez la prise PS/2 pour le branchement de votre
souris. En effet, le déplacement à l'écran du curseur d'une souris branchée
en USB est souvent moins fluide. En outre, cela vous libérera une prise USB que
vous pourrez utiliser pour brancher un autre périphérique.1516
60 - Comment fonctionne un appareil photo numérique ?
La différence avec un appareil classique ? Pas de pellicule. Tout est basé sur
un capteur CCD ( Charge Coupled Device ), grille composée de milliers de
cellules photosensibles qui accumulent une charge électrique proportionnelle à
la lumière parvenant de l'objectif au travers d'un filtre (dit filtre de Bayer)
qui permet de reproduire les couleurs. Du nombre de ces cellules dépend la
finesse de l'image.
Les charges électriques sont ensuite envoyées vers un convertisseur
analogique/ numérique (ADC) qui les transforme en un nombre binaire,
correspondant chacun à un point de la photo. De là, les nombres binaires sont
envoyés vers un processeur spécial, le DSP (Digital Signal Processing), chargé
de comprimer l'image et de créer le fichier final, dans un format qui sera
reconnu par l'ordinateur. L'image est enfin stockée dans une mémoire, le plus
souvent une mémoire flash amovible.
61 - Quelles sont les batteries utilisées pour alimenter les assistants numériques
?
Ce sont les mêmes que pour les téléphones mobiles. Elles vont considérablement
évoluer dans les mois prochains avec la commercialisation des batteries
lithium-polymère qui ont l'avantage d'être de très petite taille.
62 - Qu'est-ce qu'une mémoire flash ?
La mémoire flash est un type de mémoire réinscriptible qui conserve les
informations même quand elle n'est plus alimentée électriquement. Son
handicap reste son prix élevé.
63 - Comment fonctionne une webcam ?
Une webcam fonctionne comme un appareil photo numérique. Sauf que le capteur
CCD est de plus petite taille et la photo, au lieu d'être stockée en mémoire,
est directement envoyée par câble USB à l'ordinateur qui, via un logiciel,
l'affiche immédiatement à l'écran. Le capteur étant sans cesse rafraîchi,
cela permet de créer des suites d'images, formant ainsi des séquences vidéo.
64 - Qu'est-ce que le port FireWire ?
Inventé par Apple en 1995 et adopté par les autres ordinateurs sous son nom
officiel de IEEE 1394, le port FireWire offre un débit de 50 Mo/s, ce qui en
fait le connecteur idéal pour relier les caméscopes numériques aux micros.
65 - Quelle différence il y a-t-il entre USB et USB 2.0 ?
Nouveau venu sur le marché, l'USB 2.0 ressemble à s'y méprendre à l'USB dont
tous les PC actuels sont équipés. Seul son taux de transfert diffère. L'USB
2.0 est en effet capable d'offrir un débit de données théorique de 60Mo/s
contre 1,50 Mo/s pour l'USB. Pour exploiter cette vitesse, il est néanmoins nécessaire
de disposer d'un périphérique compatible USB 2.0.
66 - Comment le scanner numérise-t-il des documents ?
Pour numériser un document, un scanner utilise trois rampes de capteurs. Un
scanner est équipé de trois rampes de capteurs CCD qui se déplacent sous le
document fortement éclairé. La lumière renvoyée détermine la présence et
l'intensité des formes à numériser. Les capteurs envoient au fur et à mesure
les données électriques vers un convertisseur analogique/numérique qui expédie
à son tour les informations vers l'ordinateur. Pour rendre les couleurs, chaque
rampe est recouverte d'un film coloré (rouge, vert et bleu) qui ignore sa
propre couleur - un algorithme dans le pilote du scanner permet ensuite de séparer
chaque couleur.
67 - Qu'est-ce qu'un pixel ?
Le mot pixel, abréviation de Picture Element, désigne l'élément de base
d'une image numérisée, c'est-à-dire un point élémentaire.
68 - Quelle différence y a-t-il entre résolution et définition ?
La définition est une valeur absolue, alors que la résolution est une valeur
relative. Un écran dont la définition est de 800 x 600 affiche 800 points en
largeur et 600 points en hauteur, quelle que soit la taille de l'écran (15
pouces, 17 pouces, etc.). Conséquence : à définition égale, les points
seront plus gros sur un plus grand écran. La résolution définit un nombre de
points par rapport à une surface.
Par exemple, une imprimante dont la résolution est de 300 points par pouce
signifie qu'elle peut imprimer 300 points en longueur et 300 points en largeur
sur une surface d'un pouce carré.
69 - A quoi sert la carte graphique ?
La carte graphique (appelée aussi carte vidéo) est l'interface entre
l'ordinateur et l'écran. Il y a quelques années, les cartes graphiques des
ordinateurs ne permettaient d'afficher qu'en deux dimensions. Leurs circuits électroniques
exécutaient les calculs nécessaires pour reconnaître les déplacements du
curseur de la souris ou pour tracer des lignes et des polygones, ceux des fenêtres
de Windows par exemple.
L'apparition des jeux en trois dimensions (3D), au milieu des années 90, a vu
naître de nouvelles cartes graphiques, dont le rôle était de soulager le
microprocesseur de l'ordinateur, qui devait alors effectuer tous les calculs
permettant l'affichage en temps réel de ces jeux. Aujourd'hui, toutes les
cartes graphiques sont de ce type. Le moteur de ces cartes 3D est un processeur,
le GPU (Graphics Processing Unit), un peu semblable à celui qui est au centre
de l'ordinateur, mais spécialisé dans l'affichage, aussi bien en deux qu'en
trois dimensions.
70 - Peut-on installer plusieurs cartes graphiques dans un PC ?
Oui. Mais on ne peut en brancher qu'une seule sur le port AGP le plus performant
(lorsqu'il existe). Les autres cartes devront être branchées sur le port PCI
(attention, en ce cas, à acheter une carte au format PCI).
71 - Combien de couleurs une carte graphique peut-elle afficher en mode 16
bits ?
16 bits permettent d'atteindre 65 536 couleurs. C'est le nombre de couleurs
suffisant en général pour la plupart des jeux et pour le bureau de Windows.
72 - Quel est le rôle du processeur graphique 3D ?
Outre l'affichage normal, le processeur graphique gère tout ce qui est lié aux
fonctions 3D des jeux. Cela va de la création des polygones qui forment
l'armature du dessin en 3D à l'application des textures sur ces polygones (pour
leur donner un aspect réaliste), en passant par les multiples effets qui agrémentent
les jeux (effets de lumière, brouillards, etc.). Ces effets sont produits par
des instructions auxquelles font appel les programmeurs pour les appliquer dans
leurs jeux.
Tout objet 3D est modélisé par des polygones où le processeur plaque des
textures.
73 - Pourquoi y a-t-il une mémoire dans une carte graphique 3D ?
La mémoire de la carte graphique sert surtout à stocker les textures : ce sont
des images qui représentent une surface (métal, peau, etc.) et qui, une fois
collées sur un objet tridimensionnel, permettent de simuler son apparence.
D'une taille de plusieurs dizaines de Mo, elles sont ainsi prêtes à être
employées à la demande, sans perdre de temps à aller les chercher dans la mémoire
vive centrale. Mais, grâce à l'AGP, les cartes graphiques peuvent également
employer la mémoire vive de l'ordinateur de manière presque aussi efficace.
74 - Qu'est-ce que le port AGP ?
Le port AGP (Accelerated Graphics Port), réservé aux cartes graphiques, est en
réalité un circuit de communication direct avec la mémoire vive. Cadencé à
l'origine (par un quartz) à 66 MHz, il permettait de transférer des données
à une vitesse de 528 Mo/s. Mais il a évolué. Après l'AGP 2X, puis 4X, on
voit apparaître l'AGP 8X, dont la fréquence est de 553 MHz et le taux de
transfert de 2 Go/s.
75 - Que se passe-t-il lorsque le processeur graphique est soudé sur la
carte mère ?
Il est alors relié directement au bus AGP, dont il profite comme s'il était
installé sur une carte graphique. Il en est de même s'il est intégré dans le
chipset. En revanche, sauf si la carte mère est équipée d'un connecteur AGP,
il est impossible d'en changer.
76 - Quel chemin suivent les données pour s'afficher à l'écran ?
Les données numériques que traite l'ordinateur doivent être d'abord transformées
en signaux qui pourront être reconnus par l'écran. Cette tâche est effectuée
par le RAMDAC (Random Access Memory Digital to Analogic Converter), un
convertisseur numérique-analogique qui se trouve sur la carte graphique. Il se
caractérise lui aussi par une fréquence (entre 300 et 400 MHz pour les
meilleurs) correspondant au nombre d'opérations qu'il peut effectuer par
seconde. De là, les données analogiques sont transmises à l'écran par le
connecteur SVGA (Super Video Graphic Array) dont sont équipées toutes les
cartes graphiques.
77 - Comment se mesure la taille d'un écran ?
Comme pour les téléviseurs, la taille des écrans correspond à la mesure de
sa diagonale, mais elle est indiquée en pouces. Un écran de 17 pouces
correspond à une diagonale de 43 cm.
78 - Comment s'effectue l'affichage sur l'écran ?
Sur un écran cathodique, trois faisceaux d'électrons sont projetés simultanément
sur une couche photosensible, les luminophores qui recouvrent l'intérieur de l'écran
et qui émettent de la lumière lorsque les électrons viennent les heurter.
Chaque faisceau vise un point d'une couleur spécifique : un rouge, un vert et
un bleu. Ce triple faisceau, dirigé par un champ magnétique, balaie l'écran
de gauche à droite ligne après ligne. Arrivé en fin de ligne, il recommence
au début de la ligne suivante.
Ce balayage n'est pas perçu par l'oeil humain grâce à la persistance rétinienne.
A condition, toutefois, que la fréquence de ce balayage soit suffisante. Cette
fréquence, appelée fréquence de balayage verticale (ou fréquence de rafraîchissement),
est exprimée en hertz, et correspond au nombre de réaffichage de l'image par
seconde. Plus elle est élevée, plus l'image sera stable. Pour une définition
de 1 024 x 768 pixels, la fréquence de rafraîchissement doit être au moins de
75 Hz.
79 - Et l'affichage sur un écran plat LCD ?
La technologie LCD (Liquid Crystal Display) est basée sur deux plaques
transparentes entre lesquelles se trouvent trois fines couches de liquide (une
par couleur : rouge, vert et bleu) contenant des cristaux qui ont la propriété
de s'orienter lorsqu'ils sont soumis à un courant électrique. Ces écrans ne
scintillent jamais.
80 - Qu'est-ce qu'un hub, et à quoi sert-il ?
Un hub est un boîtier muni de plusieurs prises. Il se branche à un micro
ordinateur afin d'étendre ses possibilités de communication. Par exemple, il
existe des hubs USB permettant de relier plusieurs matériels USB, ainsi que des
hubs Ethernet nécessaires pour connecter plus de deux micros en réseau local.
81 - Doit-on éteindre le PC avant de brancher une imprimante sur le port
parallèle ?
Théoriquement oui ! Et c'est valable pour tout autre périphérique. Brancher
"à chaud" , c'est-à-dire ordinateur allumé, un matériel périphérique
peut créer des problèmes électriques et "griller" à la fois le périphérique
et le port parallèle du PC. Dans la pratique, si l'imprimante est hors tension
et que vous la branchez au micro, il y a peu de chances que cela arrive. Mais
mieux vaut tout éteindre. Sur un port USB, en revanche, les périphériques
peuvent être branchés et débranchés "à chaud".
82 - Pourquoi existe-t-il plusieurs types de connexion pour imprimante ?
A l'origine, les ordinateurs utilisaient le port parallèle, qui envoyait
simultanément 8 bits (un octet) par l'intermédiaire de 8 fils, avec un débit
de 300 Ko/s. Par la suite est apparu le port USB (Universal Serial Bus) qui
envoie les données en série (les bits sont transmis à la queue leu leu sur un
seul fil).
Avec un débit de 1,5 Mo/s, il suffit pour les périphériques qui n'ont pas
besoin d'un débit élevé. Avec lui, plus besoin d'éteindre l'ordinateur pour
brancher ou débrancher le périphérique.
83 - Comment impriment les imprimantes ?
Au lancement de l'impression d'un document, le logiciel qui "pilote"
l'imprimante le convertit en une série de points. Il enregistre dans une grille
chaque point correspondant à une goutte d'encre ou à un blanc sur le papier.
Le nombre de cases de cette grille dépend de la résolution de l'imprimante.
Cette grille est alors stockée dans la mémoire vive, puis transmise à
l'imprimante via le port USB ou parallèle. Grâce à un programme stocké dans
sa mémoire, l'imprimante reconnaît la grille de départ et peut commencer à
imprimer.
84 - Quelle est la différence entre un assistant personnel et un PC de poche
?
En principe, le premier n'est qu'un agenda électronique évolué, capable de
synchroniser ses données (adresses, rendez-vous) avec un micro, alors que le
second, comme son nom l'indique, dispose de fonctions proches de celles d'un PC
: traitement de texte, tableur, lecteur multimédia, etc. En pratique, le terme
anglais de PDA (Personal Digital Assistant) est souvent utilisé pour désigner
les deux.
85 - Comment fonctionne un modem ?
Le mot " modem ", acronyme de modulateur/démodulateur, traduit bien
la fonction principale de cet appareil : il transforme un signal numérique (les
données en provenance de l'ordinateur) en un signal analogique modulé (c'est-à-dire
capable de transiter par les lignes téléphoniques), et inversement. Sa vitesse
de travail est exprimée en kilobit par seconde (kbit/s) ; elle mesure le nombre
de bits (les 0 et les 1) qu'il est capable de transformer en une seconde.
86 - A part pour écouter les sons du PC et les CD audio, à quoi sert une
carte audio ?
A beaucoup de choses : connecter une manette de jeu, reproduire le son spatialisé
des sons et des DVD, capter le son d'un microphone, numériser des
enregistrements analogiques comme les disques vinyle ou les minicassettes,
composer et enregistrer de la musique, etc.
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D
- Comment fonctionne les logiciels |
87 - Qu'est-ce qu'un logiciel ?
On appelle logiciel tous les programmes qu'un ordinateur peut faire fonctionner.
Ainsi, un jeu vidéo est un logiciel, au même titre qu'un traitement de texte,
un tableur ou un CD-Rom éducatif.
88 - Que désigne-t-on sous l'appellation de suite bureautique ?
Il s'agit d'un ensemble de logiciels de la même marque, généralement réunis
par une interface commune, qui comporte au moins un tableur, un traitement de
texte et un gestionnaire de base de données, auxquels s'ajoute souvent un
logiciel graphique.
89 - A quoi ressemble concrètement un logiciel ?
Qu'il soit stocké sur un CD-Rom, dans une carte mémoire ou un fichier
enregistré sur un disque dur, un logiciel se présente sous la forme d'une série
de nombres. Ce sont des instructions pour le processeur, rédigées en langage
machine.
90 - Qu'est-ce qu'un fichier DLL ?
DLL est le sigle de Dynamic Link Library (bibliothèque de liens dynamiques).
C'est un ensemble de fonctions nécessaires au fonctionnement d'un ou plusieurs
logiciels. Un même logiciel peut faire appel à plusieurs DLL. Et inversement,
un même DLL peut être utilisé par différents logiciels. La preuve : si une
DLL manque, certains programmes plantent !
91 - Si un fichier porte comme extension .PDF, de quoi s'agit-il ?
Sigle de Portable Document Format , ce format de fichier a pour particularité
de se présenter à l'identique à l'écran et sur papier, et d'être peu
gourmand en mémoire vive bien qu'il contienne la forme complète d'un document
original, y compris ses polices de caractères et ses images. Conçu par Adobe
pour son logiciel Acrobat, ce format connaît un énorme succès sur Internet.
Pour lire un fichier PDF, il suffit du petit programme gratuit Acrobat Reader.
92 - Un PC équipé uniquement de Windows, donc sans aucun autre logiciel,
permet-il de taper des textes ?
Oui. Windows contient deux utilitaires pour écrire et enregistrer des textes.
Wordpad, qui ressemble à une version simplifiée de Word, le plus pratique.
L'autre est le bloc-notes, mais il est très rudimentaire.
93 - A quoi sert l'option Exécuter... placée dans le menu Démarrer ?
Elle ouvre une petite fenêtre affichant une ligne de saisie. On y tape
directement le nom d'un programme ou d'un utilitaire de Windows. Par exemple en
tapant wordpad , puis la touche Entrée, Windows active le logiciel Wordpad.
94 - Qu'est-ce que le langage machine ?
L'ensemble des instructions de base que comprend un processeur forme son
vocabulaire, appelé langage machine. D'un point de vue physique, le processeur
est un circuit électronique qui traite des impulsions électriques appliquées
à certains de ses connecteurs (on parle aussi de pattes du processeur). Il y répond
en créant d'autres impulsions électriques qu'il transmet au monde extérieur
en les appliquant à certaines de ses pattes. D'un point de vue logique, le
processeur traite ces impulsions électriques comme des nombres codés en
binaire. Ainsi, sur une patte précise, l'absence d'impulsion électrique est
traitée comme étant le chiffre 0 alors que la présence d'une impulsion électrique
équivaut au chiffre 1. En groupant par paquets les 0 et 1 transmis pas les
connecteurs, le processeur reconstitue des nombres.
La façon dont les transistors sont arrangés dans la puce a été conçue de façon
que le processeur applique certains traitements aux impulsions électriques
qu'il reçoit. Comme il ne peut recevoir que des nombres, chacun des traitements
qu'il sait réaliser est désigné par un nombre unique. On appelle aussi ce
nombre instruction et l'ensemble des instructions reconnues par un processeur
forme son langage machine.
95 - Comment écrit-on un logiciel ?
Comme le langage machine est constitué de nombres, les premiers programmeurs
concevaient leurs logiciels en écrivant des séries de nombres. Cela posait
deux problèmes. Tout d'abord, il fallait connaître la liste de toutes les
commandes du processeur et leur équivalent numérique. Ensuite, relire un
programme était très complexe : il fallait raisonner à l'envers, c'est-à-dire
en reconstituant les commandes à partir des chiffres.
Les programmeurs ont donc rapidement compris qu'il était impossible d'écrire
et de faire évoluer des programmes complexes de cette manière. Il fallait
trouver un moyen de décrire les programmes sous une forme que l'esprit humain
puisse facilement appréhender. Ainsi sont nés les langages de programmation.
96 - Qu'est-ce qu'un langage de programmation ?
C'est un ensemble réduit de mots (ou instructions) et de règles que l'on
utilise pour décrire ce que doit faire un programme. Certains langages, comme
le Basic, sont très proches du langage humain : sa syntaxe contient des mots
anglais (IF, NEXT, THEN...). Un programme écrit en Basic se présente comme une
suite d'instructions décrivant pas à pas ce que doit faire le programme.
Pour peu que l'on connaisse les règles du langage, il suffit de lire son code
source pour comprendre ce qu'il fait. Mais le processeur ne comprend pas, lui,
les règles des langages de programmation. Lorsqu'on a fini de rédiger le code
source d'un programme, on utilise, pour le faire fonctionner, un logiciel de
traduction appelé compilateur.
97 - Qu'appelle-t-on code source d'un programme ?
C'est la liste de toutes les instructions nécessaires pour faire fonctionner le
programme. Ces instructions sont rédigées selon des règles précises, spécifiques
au langage de programmation choisi par le ou les concepteur(s) du programme.
Chaque langage de programmation (ci-contre du Basic, du Pascal puis du C) a une
syntaxe et une grammaire.
98 - Qu'est-ce qu'un compilateur ?
C'est un logiciel qui va traduire l'ensemble du code source du programme en
langage machine. Cela revient à prendre chaque instruction du code source et à
la convertir en son équivalent en instruction du langage machine du processeur.
Comme les instructions de base du processeur sont très simples, la traduction
d'une instruction du code source peut donner lieu à plusieurs instructions à
la suite en langage machine.
99 - Quels langages de programmation sont les plus courants ?
Le Basic, intégré notamment aux logiciels Word et Excel, est très répandu.
Les langages C, C++ et Pascal sont également très utilisés. Enfin, Java,
apparu plus récemment, est aujourd'hui utilisé pour la conception de logiciels
échangeant des informations via Internet.
100 - Le système d'exploitation est-il un logiciel ?
Oui, mais il a une particularité : c'est le seul qui puisse modifier le cours
des traitements du processeur. Il utilise cette spécificité pour désigner
quel logiciel le processeur va faire fonctionner. Le système d'exploitation
fournit également aux logiciels des fonctions prêtes à l'emploi.
Ainsi, Windows propose des fonctions pour gérer l'affichage des menus, jouer de
la musique, etc. Quand un logiciel doit afficher une fenêtre, il demande à
Windows de la dessiner. Si ce n'était pas le cas, chaque logiciel devrait
savoir comment afficher une icône, etc., ce qui augmenterait les risques de
bugs et la taille des programmes.
101 - Qu'est-ce que le mode sans échec ?
C'est un mode particulier de Windows, disons une version minimale, qui ne charge
qu'un nombre limité de pilotes de matériel afin que l'on puisse dépanner le
système.
102 - Peut-on remplacer Windows par d'autres systèmes d'exploitation ?
Oui. D'abord, sous réserve que le PC ait les caractéristiques adéquates
(processeur, mémoire vive, etc.), il est possible de changer de version de
Windows. En effet, bien qu'appartenant à la même famille, Windows 95 n'a plus
vraiment grand rapport avec Windows XP. Ensuite, un PC peut aussi accueillir
d'autres systèmes tels que Linux ou OS/2 d'IBM. Les nostalgiques peuvent même
s'amuser à réinstaller MS-Dos !
103 - Pourquoi dit-on que Windows est multitâche ?
Le mot tâche vient de l'anglais task qui signifie tâche ou fonction. Le terme
multitâche s'applique aux systèmes d'exploitation dont fait partie Windows.
Concrètement, pour l'utilisateur il s'agit de la possibilité de faire
fonctionner plusieurs logiciels en même temps. Par exemple, il est possible de
rédiger une lettre avec un traitement de texte, tout en téléchargeant un
fichier via Internet et tout en écoutant un CD audio lu par le lecteur de CD du
micro. Mais Windows effectue d'autres tâches invisibles dont on peut afficher
la liste en effectuant la combinaison de touches Ctrl, Alt et Suppr.
104 - Y a-t-il de vraies différences entre les versions de Windows ?
Oui. Windows 95 a été une refonte totale par rapport à Windows 3.1 autant en
termes de présentation de l'interface graphique que du fonctionnement. Les
versions 98 et Millennium qui ont succédé à Windows 95 n'ont été que des évolutions.
La deuxième vraie refonte date du récent Windows XP. Il faut aussi citer
l'autre famille Windows, dite professionnelle, de la série NT qui est différente
par l'aspect et le fonctionnement de la version " familiale ".
105 - Que signifie XP dans Windows XP ?
XP est un raccourci à l'américaine pour " expérience ". Rappelons
que Windows XP est le dernier système d'exploitation de Microsoft. Il existe en
deux versions : une appelée Edition familiale ; l'autre Edition
professionnelle. Les deux s'inspirent de Windows 2000.
106 - Le passage à Windows XP pose-t-il des problèmes avec les matériels périphériques
?
C'est hélas parfois le cas. Avant d'installer Windows XP, il est conseillé de
vérifier sur les sites Web des constructeurs qu'ils proposent des pilotes de
matériels adaptés à XP.
107 - Pourquoi créer une disquette de démarrage ?
La disquette de démarrage est l'un des derniers recours pour faire fonctionner
un PC lorsque le système d'exploitation Windows n'arrive plus à s'activer.
Dans ce cas, il faut insérer la disquette dans le lecteur puis redémarrer le
micro. A la place du bureau de Windows, apparaît un écran à partir duquel il
est possible de taper des commandes au clavier et, le cas échéant, de réinstaller
Windows. Mais encore faut-il avoir pris la précaution de créer la disquette de
démarrage au préalable. Cette opération s'effectue depuis Windows.
108 - Qu'est-ce que Linux ?
Linux est un système d'exploitation. Contrairement à Windows ou Mac OS, Linux
est un logiciel libre. Malgré ses nombreuses évolutions, Linux est encore un
peu complexe pour les débutants.
109 - Qu'est-ce qu'un logiciel libre ?
C'est un logiciel dont le code source est public. La plupart des éditeurs de
logiciels gardent jalousement le code source de leurs logiciels. Les concepteurs
de logiciels libres, au contraire, les diffusent. Ainsi, tout le monde, à
condition de disposer des connaissances et du compilateur adéquats, peut télécharger
le code source d'un programme, le modifier et, ensuite, le diffuser à son tour
pour en faire profiter les autres.
110 - Pourquoi un logiciel pour Mac ne fonctionne-t-il pas sur un PC ?
Parce qu'un logiciel pour Mac est composé d'instructions en langage machine
pour le processeur des Mac, appelé PowerPC. Ce langage machine est très différent
de celui des processeurs Pentium ou Athlon qui équipent un PC. Il est donc
impossible pour un PC de faire fonctionner un programme écrit pour Mac.
111 - Alors, pourquoi certains Mac font-ils fonctionner les logiciels PC ?
Car ils sont équipés d'un "émulateur" (simulateur de
fonctionnement), qui traduit en langage machine PowerPC les programmes écrits
pour PC.
112 - Qu'est-ce qu'un bug ?
On parle de bug quand un programme ne se comporte pas comme il le devrait. Comme
le processeur exécute à la lettre les instructions qui composent le programme,
la responsabilité du bug revient au concepteur du logiciel, qui a commis une
erreur en écrivant le programme.
Un bug peut se traduire de multiples façons, depuis le fameux écran bleu de
Windows jusqu'au blocage du pointeur de la souris sur l'écran en passant par la
fenêtre d'un programme qui ne répond plus.
113 - Pourquoi y a-t-il presque toujours des bugs dans les logiciels ?
Parce qu'écrire un logiciel est un exercice extrêmement complexe : il faut que
le concepteur du programme prévoie tous les cas de figure possibles, même ceux
qui, a priori, ne doivent pas se produire. Par exemple, pour un logiciel de
navigation sur Internet, que faire si le site Web envoie des informations
totalement incohérentes, c'est-à-dire qui ne forment pas une page Web ?
Si le programmeur n'a pas écrit d'instruction pour traiter (ou ignorer) les
données incohérentes, le programme va adopter un comportement non prévu....
et c'est le bug.
114 - Qu'est-ce qu'un virus et un cheval de Troie ?
Un virus est un logiciel qui s'installe à votre insu dans votre micro et "
infecte " certains programmes afin d'en perturber le fonctionnement.
Certains détruisent les fichiers, d'autres empêchent carrément l'ordinateur
de fonctionner. La dernière génération de virus, les vers, contaminent les
mesageries en se transmettant sur Internet via les logiciels de messagerie. Les
chevaux de Troie sont des logiciels " espions " qui peuvent
transmettre, via Internet, des données confidentielles (par exemple ce que vous
tapez sur le clavier).
115 - Il arrive souvent que la nouvelle version d'un logiciel ou d'un
navigateur censée améliorer la précédente présente des défauts. Pourquoi ?
Il est quasi impossible de détecter toutes les erreurs d'un programme aussi
complexe qu'un navigateur. De plus, l'accélération du cycle de vente des
produits raccourcit d'autant la période consacrée à leur développement, et
surtout aux vérifications nécessaires. En réalité, les éditeurs finissent
leurs logiciels chez vous ! C'est vous qui leur indiquez les malfaçons qui sont
ensuite corrigées par le biais de patchs ou... de nouvelles mises à jour.
116 - Vous travaillez avec un logiciel (pour Windows) quand brusquement
l'ordinateur se bloque. Que faire pour le débloquer ?
Le procédé le plus courant consiste à appuyer simultanément sur les touches
Ctrl, Alt et Suppr du clavier. Normalement, une fenêtre doit apparaître
affichant les noms de tous les programmes actifs sur le PC à ce moment. Parmi
eux, figure le nom du logiciel que vous utilisiez, suivi de la mention "Pas
de réponse". Ce programme est sans doute à l'origine du blocage. Reste à
cliquer sur son nom puis sur le bouton Fin de tâche . Le PC redevient opérationnel.
Précisons que cette procédure ne fonctionne pas toujours. Il arrive parfois
que l'on ne puisse pas débloquer la situation de cette façon.
117 - Qu'est-ce qu'un pilote ?
C'est un logiciel qui transforme les commandes que lui passe le système
d'exploitation en instructions que va exécuter le matériel périphérique.
118 - Pourquoi faut-il un pilote pour chaque périphérique ?
Chaque périphérique est équipé de circuits électroniques répondant à des
instructions différentes. Prenons le cas de la carte graphique. Un logiciel
doit afficher une fenêtre. Il passe au système d'exploitation une commande
"dessine une fenêtre" . Le système va alors dessiner la fenêtre à
l'écran en passant des instructions au processeur de la carte graphique. Mais
tous les processeurs graphiques ne reconnaissent pas les mêmes ordres.
Comme le système ne peut connaître les langages de tous les processeurs, on
utilise une ruse : les concepteurs de système définissent les commandes
graphiques de base. Charge aux constructeurs de cartes d'écrire un pilote qui
traduit chaque commande de base du système d'exploitation en instructions compréhensibles
par le processeur de leur carte graphique.
119 - Comment un logiciel sait-il que vous avez cliqué sur un bouton de la
souris ?
C'est le pilote de la souris qui détecte l'intervention de l'utilisateur :
l'appui sur le bouton se traduit par la création d'un courant électrique dans
la souris. Son processeur envoie alors un signal au pilote afin de lui indiquer
quel bouton a été pressé. Le pilote prévient à son tour le système
d'exploitation de l'événement qui vient de se produire.
Ce dernier détermine quel logiciel cela concerne (il s'agit de celui qui gère
la fenêtre au-dessus de laquelle se trouve le pointeur de la souris). Le mécanisme
est analogue quand on presse une touche du clavier.
120 - Comment Windows discute-t-il avec les logiciels ?
Pour chaque logiciel en fonctionnement, Windows réserve une partie de la mémoire
vive. Quand il veut passer une information à un logiciel, il l'écrit dans
cette zone de mémoire. Le logiciel, lui, vérifie régulièrement si quelque
chose se trouve dans cette zone de mémoire et, si c'est le cas, lit et traite
cette information.
121 - A quoi sert le registre de Windows ?
Il s'agit d'un ensemble de fichiers contenant des paramètres vitaux du système
d'exploitation et des logiciels installés. En cours de fonctionnement, Windows
(et les logiciels) fait appel au registre afin de savoir comment se comporter
face à tel ou tel événement. Voici un exemple de souci résolu grâce au
registre : à la suite de l'installation d'un logiciel et sans qu'on puisse en déterminer
la cause, la fonction Rechercher de Windows a disparu corps et biens du menu Démarrer.
Il a suffi de procéder à quelques modifications dans le registre pour réactiver
cette fonction.
122 - Est-ce vraiment Windows qui équipe les assistants personnels Pocket PC
?
Non. Pocket PC 2002, le système d'exploitation des assistants personnels créé
par Microsoft, est une version allégée de Windows. Mais on y retrouve les mêmes
principes de fonctionnement et il lui ressemble beaucoup (icônes, menu démarrer,
etc.). Il contient des logiciels semblables, comme Pocket Word ou Pocket Excel
qui sont, eux aussi, des versions allégées des logiciels Word et Excel.
123 - Qu'est-ce qu'une interface graphique ?
Les premiers micro-ordinateurs étaient équipés de cartes graphiques très
simples, capables d'afficher seulement des caractères (chiffres, lettres,
etc.). Comme sur un Minitel, on donnait des ordres aux logiciels en frappant des
séries de touches sur le clavier. L'utilisation d'un ordinateur nécessitait de
retenir des dizaines de séquences de touches !
Pour la simplifier, des ingénieurs ont inventé l'interface graphique. Avec ce
système, rendu possible par l'apparition de cartes graphiques plus évoluées,
l'utilisateur contrôle le fonctionnement des programmes en cliquant à l'aide
de la souris sur des boutons ou des menus dessinés à l'écran. Ainsi, il n'est
plus nécessaire de retenir de séquences de touches pour faire fonctionner les
logiciels.
En 1984, le monde découvre l'interface graphique et la souris sur Macintosh
(ci-dessus). Menus, fenêtres... tout était là. Sur PC, quelle tristesse et
quelle galère. A droite, voici un exemple d'affichage (avec MS-Dos)... Ça ne
donne pas envie.
124 - Les logiciels de graphisme traitent des images "bitmap" ou
vectorielles, parfois les deux. Quelles sont les différences ?
Une image bitmap est formée de points monochromes ou couleur, par exemple une
photo de 400 points x 300 points en milliers de couleurs. Lorsqu'on zoome sur ce
type d'images, les points grossissent. Un dessin vectoriel est constitué par
des droites et des courbes définies mathématiquement. Ils ne sont pas grossis
lorsqu'on opère un agrandissement et il est possible de déformer les traits à
la manière d'un élastique.
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E
- Internet : Gros plan sur le réseau mondial |
125 - Internet, qu'est-ce que c'est ?
Le mot "Internet" est formé du préfixe latin inter, qui signifie
" entre " et du nom net (réseau, en anglais). Internet est donc une
entité qui se situe entre les réseaux informatiques. Parfois surnommé
"le réseau des réseaux", son rôle est de relier entre eux de
multiples réseaux informatiques et de leur permettre de communiquer les uns
avec les autres.
Pour y parvenir, Internet définit un ensemble de normes techniques et de règles,
appelées "protocoles" . Un réseau doit s'y conformer pour faire
partie d'Internet.A noter qu'Internet est un nom propre ; dire " l'Internet
" , comme c'est parfois le cas, constitue un abus de langage.
126 - Qu'est-ce qu'un réseau ?
En informatique, le terme "réseau" désigne un ensemble d'ordinateurs
reliés entre eux et capables de s'échanger des données. On en distingue deux
types : les réseaux locaux (LAN, pour Local Area Network ) et les réseaux
distants (Wan, pour Wide Area Network ). Tous les ordinateurs d'un réseau local
sont proches les uns des autres (par exemple dans un même bâtiment). A
l'inverse, les micros membres d'un réseau distant peuvent se trouver à
plusieurs milliers de kilomètres les uns des autres.
127 - Pourquoi qualifie-t-on Internet de "toile d'araignée" (Web)
?
Cette notion est purement une vue de l'esprit. Sur le plan physique, Internet
utilise un gigantesque ensemble de câbles qui quadrillent la Terre entière,
traversant même les océans (des satellites prennent parfois le relais des câbles
pour véhiculer les données). Ce quadrillage est souvent représenté comme une
toile d'araignée, d'où le nom de Web (toile d'araignée en anglais), mais en réalité
il est évidemment totalement anarchique et ne présente aucune forme particulière.
128 - Comment cheminent les données informatiques sur Internet ?
Un flux de données circule toujours d'un point de départ vers une destination.
Il emprunte les câbles qui constituent l'épine dorsale d'Internet (le backbone
, en anglais). Lorsqu'un micro envoie des données à un autre, elles sont
d'abord tronçonnées en plusieurs morceaux, appelés paquets. Chaque paquet
voyage séparément et ne retrouve ses frères qu'arrivé à destination.
Afin d'être sûrs qu'ils ne se perdront pas en route, des milliers
d'ordinateurs spéciaux, appelés routeurs (de l'anglais to route , diriger), se
chargent de mettre les paquets sur la bonne voie pendant leur voyage. Une fois
tous les paquets arrivés à destination, ils sont rassemblés pour reformer les
données initiales.
129 - Qu'est-ce qu'un freeware ?
C'est un logiciel gratuit ( free veut dire gratuit ou libre), souvent écrit par
des particuliers qui désirent mettre leur création à la disposition de tout
le monde.
130 - Qu'est-ce qu'un shareware ?
C'est un logiciel payant, mais que l'on peut essayer gratuitement. En général,
l'essai se fait sur une période de temps limitée (30 jours, par exemple).
Ensuite, pour continuer à utiliser le programme, il faut payer son auteur.
131 - Qu'est-ce qu'une adresse IP ?
Pour reprendre une analogie courante, il s'agit de l'adresse d'un ordinateur sur
le réseau. Concrètement, une adresse IP est une suite de quatre nombres
compris entre 0 et 255, séparés par des points. Unique (il ne peut exister
deux adresses IP identiques), elle permet d'identifier un ordinateur sur le réseau.
Chaque ordinateur connecté à Internet possède donc sa propre adresse IP.
C'est grâce à cette unicité que les routeurs peuvent déterminer l'itinéraire
des paquets de données.
Les quatre nombres composant l'adresse IP ne sont pas déterminés au hasard :
ils codent notamment le type de réseau auquel appartiennent l'ordinateur, le
numéro du réseau dans sa région d'origine, et le numéro de l'ordinateur
concerné au sein de son réseau. Certains ordinateurs ont une adresse IP fixe
(elle leur est attribuée une fois pour toutes et ne change jamais), d'autres
ont une adresse IP dynamique, c'est-à-dire susceptible de changer à chaque
fois que l'ordinateur se connecte à Internet. C'est le cas pour les abonnés
"ordinaires" à Internet.
132 - Quel est le rôle exact d'un FAI ?
Le FAI , ou fournisseur d'accès à Internet, est un prestataire de services qui
permet à ses clients de se connecter à Internet. Ses ordinateurs sont
directement connectés au backbone d'Internet et font office de relais entre le
réseau et les internautes. La fonction première du FAI est donc de fournir à
l'internaute une adresse IP qui sera valide le temps de sa connexion. Mais il
propose également d'autres services, notamment une boîte aux lettres électronique,
grâce à laquelle l'internaute peut envoyer et recevoir des e-mails ; un espace
sur lequel l'internaute peut créer son site Web personnel ; l'accès aux forums
de discussion (newsgroups).
133 - Pourquoi Internet utilise-t-il les lignes téléphoniques ?
Parce que (presque) tout le monde a le téléphone ! De plus, le cuivre qui
compose les câbles téléphoniques étant un métal conducteur, il véhicule
aisément les données informatiques (qui ne sont, finalement, que des signaux
électriques). Les lignes téléphoniques représentent donc le moyen idéal
pour transporter des données entre l'internaute et son FAI.
134 - Quelle est la différence entre un modem V92 et un V90 ?
La vitesse théorique en voie descendante (depuis Internet vers chez vous) reste
la même (56 000 bit/s), mais la vitesse en voie montante (depuis chez vous vers
Internet) passe de 33 600 bit/s à 48 000 bit/s. Rien de bien fabuleux donc,
puisque la voie descendante reste la plus utilisée. Avec cette norme, il est
aussi possible de prendre un appel téléphonique sans se déconnecter.
135 - Existe-t-il d'autres moyens de transport des données que les lignes téléphoniques
?
Tout réseau susceptible de transporter un signal électrique est adapté au
transport des données informatiques : le réseau téléphonique, donc, mais
aussi la fibre optique, les ondes radio et satellite... EDF et d'autres
compagnies d'électricité expérimentent même une solution utilisant
directement... le réseau électrique.
136 - Y a-t-il des réseaux plus rapides que d'autres ?
L'inconvénient du réseau téléphonique est son faible débit. D'autres
solutions existent, dites à haut débit, qui permettent de se libérer de cette
limite. La plus prometteuse (pour l'instant !) est l'ADSL, ou Asymmetric Digital
Subscriber Line , qui permet de multiplier par dix la vitesse de transmission
des données, tout en continuant d'utiliser les câbles téléphoniques
classiques. Deux autres solutions existent pour les particuliers, le câble et
le satellite (encore expérimental).
137 - Est-il vrai que le haut débit augmente les risques de piratage ?
Oui, car les abonnés au haut débit, n'étant pas soumis à un forfait horaire,
restent connectés longtemps, voire en permanence. Ce qui laisse le temps aux
pirates de s'introduire sur leur micro. La meilleure parade : installer un
logiciel firewall.
138 - A quoi sert l'Active Desktop ?
Il s'agit d'une option d'affichage de Windows. Une fois qu'elle est activée, on
a la possibilité de placer des pages Web sur le bureau de Windows. Si ces pages
Web contiennent des liens (vers d'autres pages, des programmes ou des dossiers,
par exemple), un simple clic suffit à les ouvrir.
139 - Comment fonctionne un site Web ?
Un site Web est un ensemble de fichiers que le site envoie à travers le réseau
aux internautes qui en font la demande. Lorsqu'un internaute souhaite afficher
un site Web (en tapant son adresse ou en cliquant sur un hyperlien), son
navigateur demande à l'ordinateur qui héberge ce site de lui envoyer le
fichier correspondant. En jargon informaticien, le navigateur est appelé le
client et l'ordinateur distant, le serveur.
140 - Qu'est-ce qu'un hyperlien ?
Synonyme de "lien hypertexte" , ce terme désigne un mot, un groupe de
mots ou une image sur lesquels l'internaute peut cliquer. Ce clic déclenche
alors l'affichage d'une nouvelle page dans le navigateur.
141 - A quoi servent les "plug-in" des navigateurs ?
De plus en plus de sites Web contiennent des animations, séquences vidéo ou
musiques... que les navigateurs sont incapables d'afficher sans l'aide de
plug-in. Ce sont des petits programmes qui se greffent au navigateur pour lui
permettre d'exploiter ces données multimédias. Les plus connus sont RealVideo,
QuickTime, Windows Media Player et Acrobat.
142 - Pourquoi certains sites sont-ils parfois inaccessibles ?
L'une des premières raisons est l'encombrement du réseau. Plus le trafic est
intense, plus les paquets de données peuvent mettre du temps pour circuler d'un
point à un autre ; si le temps de trajet dépasse une certaine limite, le
navigateur considère le paquet comme perdu, et déclare le site inaccessible.
Un site peut aussi être provisoirement fermé pour cause de maintenance ou de
mise à jour. Enfin, comme tout ordinateur, il arrive aussi que le serveur hébergeant
le site plante !
143 - Qu'est-ce qu'un protocole ?
Sur le Net, tout est affaire de normes auxquelles les clients et les serveurs se
conforment. Ces normes ou protocoles sont autant de langages communs entre les
ordinateurs du réseau. Il existe ainsi un protocole pour le transfert des pages
Web (HTTP, pour HyperText Transfer Protocol ) et d'autres régissant l'envoi
d'e-mails (SMTP, Simple Mail Transfer Protocol ), leur réception (POP3, Post
Office Protocol version 3 ), ou encore les newsgroups (NNTP, Network News
Transfer Protocol ).
144 - Que signifie HTML ?
HyperText Markup Language (langage de balisage hypertexte). Ce sigle désigne un
langage informatique que les auteurs de sites utilisent pour créer leurs pages.
Il ne s'agit pas d'un langage de programmation, mais d'un ensemble de balises
qui indiquent la mise en forme du texte. Ces balises sont des mots-clés prédéfinis
qui servent, par exemple, à mettre un paragraphe en gras, à insérer une image
ou à créer un lien hypertexte.
145 - Web, messagerie, news... Quelle est la différence ?
Web, diminutif de World Wide Web (toile d'araignée mondiale), était à
l'origine le surnom de tout Internet. Aujourd'hui, il ne désigne plus que
l'ensemble des sites pour le différencier des services : la messagerie
(courrier électronique), la messagerie instantanée ou chat et les forums de
discussion ou Newsgroups. Tous ces services utilisent des protocoles différents
et sont en général hébergés sur des serveurs différents.
146 - Comment créer votre site Webpersonnel ?
D'abord, il faut trouver un hébergeur (par exemple votre fournisseur d'accès)
qui mettra à votre disposition une partie d'un de ses disques durs pour y
stocker vos pages. Il faut ensuite un logiciel d'édition de pages HTML (la
plupart ne nécessitent pas de connaître le HTML) et un logiciel de retouche
photo pour adapter celles à mettre sur le site. Et, enfin, un logiciel de FTP
pour envoyer vos pages sur le serveur de votre hébergeur. Certains d'entre eux
proposent également des outils pour créer rapidement un site simple,
directement en ligne.
147 - Qu'est-ce que la "Netiquette " ?
Il s'agit d'un ensemble de règles de bonne conduite à tenir sur Internet.
Elles concernent l'utilisation de la messagerie, des newsgroups, etc., et
interdisent, notamment, le spamming (envoi en masse de courriels non sollicités).
148 - Qui contrôle Internet ?
En théorie, personne ! En réalité, cependant, les câbles appartiennent à
des sociétés privées, qui les louent aux opérateurs de télécommunications,
ce qui leur confère un certain pouvoir de fait. Il existe aussi des autorités
régulatrices, telles l'Internet Society, qui fixe les normes techniques ;
l'Internet Engineering Task Force, qui travaille à l'avenir du Net ; ou encore
le World Wide Web Consortium (W3C), qui définit les standards logiciels. Enfin,
chaque état impose son propre degré de contrôle à l'utilisation d'Internet
au sein de ses frontières.
149 - Peut-on utiliser les caractères accentués dans les adresses des sites
Web ?
Non. Pour coder les adresses Web et les adresses de courrier électronique, le réseau
Internet utilise un alphabet romain international qui n'inclut pas les lettres
accentuées.
150 - Qu'est-ce qu'un proxy ?
C'est un logiciel installé sur un serveur qui s'intercale entre votre
ordinateur et le réseau Internet. Généralement administré par le fournisseur
d'accès, le proxy stocke les pages Web et les fichiers les plus demandés afin
de les restituer plus rapidement.
151 - Qu'est-ce qu'un nom de domaine ?
C'est l'adresse textuelle d'un serveur Web, de fichiers ou de messagerie. Un nom
de domaine se compose du nom proprement dit (une suite de caractères) et d'un
suffixe indiquant la zone de nommage (.fr pour France,.it pour Italie,.com pour
les sites commerciaux américains, etc.).
152 - Quelle est la différence entre un annuaire et un moteur de recherche ?
Les annuaires comme Yahoo! recensent des sites préalablement sélectionnés, présentés
avec un court descriptif qui sert pour les recherches. Les moteurs, eux,
scrutent le Web à l'aide de robots logiciels et stockent les références aux
pages visitées en liaison avec des mots-clés qu'elles contiennent (Google,
AltaVista, Hotbot...).
153 - A quoi sert un métamoteur ?
C'est un moteur de recherche grâce auquel vous pouvez interroger en même temps
plusieurs moteurs de recherche.
154 - Pourquoi l'affichage des pages Web est-il parfois si lent ?
Sur le réseau Internet, les informations circulent par blocs, en empruntant des
chemins comportant de nombreux relais, sans garantie de délai de transmission.
Les sources de ralentissement des transmissions sont nombreuses : par exemple
chez votre fournisseur d'accès, sur les serveurs relais ou sur le serveur Web
qui héberge le site que vous consultez.
155 - Est-il possible de surfer sur plusieurs sites Web en même temps ?
Oui. Il suffit d'ouvrir une nouvelle fenêtre dans votre logiciel de navigation,
en double-cliquant par exemple à nouveau sur son icône sur le bureau. Avec
Internet Explorer, vous pouvez également ouvrir une fenêtre en cliquant sur
Fichier , puis en choisissant l'option Nouvelle fenêtre . Pour basculer ensuite
d'une fenêtre à l'autre, il suffit de cliquer sur le bouton correspondant dans
la barre des tâches de Windows en bas de l'écran.
156 - Qui peut déposer un nom de domaine ?
Cela dépend de la zone de nommage et du suffixe. Le dépôt d'un nom de domaine
dans la zone ".com" ou ".net " est ainsi accessible à tous.
Dans la zone française, l'extension ".fr " est réservée aux sociétés
et aux personnes morales ou physiques titulaires d'une marque enregistrée à
l'INPI. Les particuliers, eux, ont accès aux extensions ".nom.fr" et
".com.fr" . Le dépôt s'effectue par l'intermédiaire d'un
prestataire Internet conventionné.
157 - Peut-on vérifier qu'un courriel (e-mail) a bien été reçu ?
Avec la plupart des logiciels de messagerie, il est possible d'activer la
fonction d'accusé de réception, qui se déclenche à la délivrance du
message, à sa lecture ou aux deux. Tous les serveurs de messagerie n'acceptent
pas cette fonction.
158 - Qu'est-ce qu'une applet Java ?
C'est un petit programme (c'est-à-dire un logiciel) écrit dans le langage Java
utilisé par les navigateurs Internet. Les sites Web utilisent les applets Java
pour améliorer la présentation, pour sécuriser les échanges de données ou
encore pour les jeux. Le langage Java présente l'avantage d'être compatible
avec tous les micros, quelle que soit la version du navigateur. Les applets sont
de plus très rapides à télécharger.
159 - Que signifie le préfixe ftp:// qui figure devant certains noms de
fichiers que l'on télécharge ?
FTP est l'acronyme de File Transfer Protocol ou, en français, Protocole de
transfert de fichiers. La présence de ce préfixe signifie que le téléchargement
du fichier est piloté par le serveur à l'aide de ce protocole, et non avec le
protocole http utilisé pour l'affichage des pages Web.
160 - De quoi a-t-on besoin pour jouer à plusieurs sur Internet ?
Il vous faut un abonnement chez un fournisseur d'accès à Internet, un modem à
56 kbit/s ou une connexion à haut débit (par câble ou ADSL), un logiciel de
messagerie (Outlook Express, Netscape Communicator) ou de dialogue en direct
(ICA, Yahoo! Messenger, etc.). Et, bien sûr, un jeu proposant un mode
multijoueur (multiplayer pour les titres anglo-saxons). L'un des joueurs doit
accepter que son ordinateur fasse office de serveur. Il doit ensuite communiquer
à ses partenaires son adresse IP en utilisant son logiciel de messagerie
instantanée. Une fois que tous les joueurs connaissent son adresse IP, il lui
suffit de lancer le jeu, en n'oubliant pas de cliquer, dans le menu principal,
sur l'option Multijoueur et de paramétrer la partie (type de carte, niveau de
difficulté, etc.).
161 - En cas d'impasse dans un jeu, où trouver une aide, ou même la
solution ?
Dans la plupart des cas, vous trouverez de nombreuses indications sur le site
Web de l'éditeur du jeu. Une fois connecté sur le site, allez à la rubrique généralement
nommée Soluces ou Trucs et Astuces .
Les joueurs trouveront également une aide précieuse sur les sites Web spécialisés
comme Jeux Vidéo , Overgame , Game Spot et Game Kult . Enfin, les jeux les plus
pratiqués disposent souvent de sites créés par leurs fans.
162 - Qu'est-ce que la téléphonie mobile de 3e génération ?
On désigne généralement par ce terme le futur réseau à la norme UMTS
(Universal Mobile Telecommunications System). Celle-ci permettra de recevoir des
données multimédias (véritables pages Web, extraits vidéo, etc.) sur un téléphone
mobile grâce à une grande vitesse de transmission. Mais ce système ne sera
pas opérationnel avant 2003 ou 2004.
163 - Qu'est-ce-que le format Divx ?
Ce format est à la vidéo ce que le MP3 est au son : un système de compression
efficace qui permet de réduire d'un facteur de 8 à 12 la taille d'un film
enregistré sur cassette ou DVD. Grâce à cette compression, il peut être gravé
sur CD et même téléchargé par Internet... Et les fanatiques ne s'en privent
pas, même s'il leur faut parfois compter plusieurs jours avec une connexion à
haut débit pour télécharger tous les composants d'un film DivX! La qualité
de l'image est égale, voire supérieure, à celle qu'on obtient d'une cassette
VHS et le son est rendu au format MP3 stéréo (on perd en effet le son Surround
5.1 en route). Pour pouvoir regarder des films DivX sur un moniteur, il faut
installer le codec (codeur-décodeur) du même nom, téléchargeable sur de
nombreux sites Internet.
164 - Est-il légal de télécharger des fichiers MP3 avec des programmes d'échange
(Audiogalaxy, KaZaA, eDonkey, etc.) ?
Seulement s'il s'agit d'Oeuvres libres de droits, non concernées par les lois
nationales ou internationales de protection des droits d'auteur. En effet, la
copie privée d'oeuvres musicales est autorisée en Europe, mais le téléchargement
n'entre pas dans ce cadre : la personne qui a mis en ligne un morceau protégé
est fautive car elle est considérée comme diffuseur.
165 - Que faut-il pour regarder des DVD sur l'écran de son ordi ?
Il suffit d'un lecteur de DVD-Rom et d'un logiciel de lecture de DVD. Mais si
vous souhaitez profiter du son spatialisé, vous aurez besoin d'une carte son
compatible 5.1 et d'un kit de six enceintes avec soit un ampli intégré, soit
un ampli audio-vidéo externe.
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