Jean-Jacques Rousseau

Jean-Jacques Rousseau
 
Jean-Jacques Rousseau

Écrivain et philosophe d'expression française, Jean-Jacques Rousseau, est né à Genève le 28 juin 1712 et mort à Ermenonville le 2 juillet 1778.

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Biographie

Sa mère est morte à sa naissance. Il passe une partie de son enfance chez le pasteur Lambercier à Bossey (au pied du Salève au Sud de Genève). Son père horloger le place comme apprenti chez un greffier, puis chez un maître graveur. Son père se remarie en 1726. Jean-Jacques quitte Genève la protestante à seize ans en 1728. C'est le curé de Confignon (à l'ouest de Genève) qui l'adresse à une nouvelle catholique d'Annecy, Madame de Warens. Converti au catholicisme sous sa houlette, il retournera fréquemment aux Charmettes, près de Chambéry, chez celle qu'il appelle « Maman ». Plus tard il reviendra au protestantisme.

A Paris, en 1741, il essaie d'exploiter l'invention d'un système de notation musicale et se lie avec Denis Diderot et Mme d'Epinay. Il écrit pour l'Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers des articles sur la musique. En 1750, il participe à un concours proposé par l'Académie de Dijon avec son Discours sur les sciences et les arts, dans lequel il développe la thèse que le progrès est synonyme de corruption et pour lequel il obtient le premier prix. En 1755, à un autre concours de la même Académie de Dijon, il répond par son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, qui achève de le rendre célèbre.

L'Émile - publié en 1762 - ayant été condamné par le Parlement de Paris, il s'enfuit en Suisse, puis sur le territoire de Neuchâtel, qui appartient au roi de Prusse. Après un passage dans l'île Saint-Pierre, sur le lac de Bienne, il gagne l'Angleterre (1765), appelé par le philosophe David Hume. En proie à la manie de la persécution, il finira par rentrer à Paris en 1770.

Il achève son œuvre autobiographique, les Confessions (où il invente le terme de « Cruscantisme »), et les complète par les Rêveries du promeneur solitaire ainsi que par Rousseau juge de Jean-Jacques. En 1778, le marquis de Girardin lui offre l'hospitalité dans un pavillon de son domaine d'Ermenonville, près de Paris : il y meurt subitement le 2 juillet 1778. Le lendemain de sa mort, le sculpteur Houdon prend le moulage de son masque mortuaire. Le 4 juillet, Girardin fait inhumer le corps dans l'île des Peupliers, dans la propriété où, à partir de 1780, s'élèvera le monument funéraire dessiné par Hubert Robert et exécuté par J.-P. Lesueur. Le philosophe est rapidement l'objet d'un culte, et sa tombe est assidûment visitée. Puis les révolutionnaires le portent aux nues et la Convention demande son transfert au Panthéon. L'hommage solennel de la nation française a lieu le 11 octobre 1794 : dans une grandiose cérémonie, les cendres de Jean-Jacques Rousseau sont transférées d'Ermenonville au Panthéon. Jean-Jacques Rousseau devient officiellement une des gloires de la nation française.

L'œuvre de Rousseau s'inscrit contre la filiation nobiliaire et réveille cette inconnue de la « vieille » littérature, la sensibilité. Une sensibilité fondatrice de droits et de devoirs. Mais son influence trouvera sa pleine expression avec la Révolution française : le penseur politique en devient l'un des pères spirituels et tous se réclament de lui. Les révolutionnaires, d'un extrême à l'autre, prétendirent « ne marcher que le Contrat social à la main ». Les passions apaisées, l'œuvre de Rousseau continue à prendre sa juste place : à l'orée du monde nouveau généré par la révolution industrielle, elle incarne nos préventions contre le progrès; elle est aussi porteuse des premiers ferments de la littérature moderne, notamment en ce qui concerne l'écriture de soi.

Œuvres

 

Citations

 

 

Liens

 

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